Témoignage de parents

J’ai entendu parler des Calandretas deux fois, par des ami-e-s: la première fois, je n’en avais pas encore moi-même – et la deuxième fois, j’allais justement déménager de Paris à Sète, et je cherchais à inscrire ma fille à l’école.

Ce fut donc la Calandreta dals Dalfinets, à Sète, pendant un an, puis, après un deuxième déménagement à Montpellier, Candòla. C’était il y a huit ans. Ma grand fille est maintenant au collègi Leon Còrdas, en sixième, et compte bien continuer Calandreta et l’occitan aussi loin que possible, tout comme sa sœur, qui est en CM1. Et moi, qui me suis engagée dans l’association.

Pourquoi Calandreta? D’abord un peu par hasard, comme sans doute pas mal de parents…

L’occitan? Vu de mon suisse-allemand maternel, je n’en savais quasiment rien, mais l’idée me plaisait bien. A Bruxelles, on se serait mises au néerlandais, mes filles et moi, à Barcelone au catalan, … Ce fut donc l’occitan. Langue pas trop compliquée (c’est important, ça, pour la motivation!), et pas liée à un quelconque nationalisme, car on ne saurait définir la nation occitane. La culture occitane est donc par définition ouverte – et ô combien festive et musicale! J’ai trouvé une famille d’adoption ouverte et tolérante, dans une ville où, en arrivant, je ne connaissais pas beaucoup de monde.

Et sinon? Un rythme scolaire adapté à chaque enfant, ce qui a permis à ma fille aînée d’apprivoiser la lecture quand elle était prête (en CE2), et pas quand le programme dit qu’elle doit l’être. (Et je peux vous assurer que je n’arrive plus à la décoller des livres maintenant!) …

Katharina Stalder, mère de Leonor (6ème) et Emma (CM1)

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