Historique du mouvement Calandretes

En 1979 à Pau et Béziers, des parents soucieux de transmettre la langue d’òc se mobilisent pour créer des écoles de langues occitanes. Les fondateurs n’en doutent pas : Calandreta sera publique, laïque et gratuite. Puis s’ouvrent, en 1981, les écoles de Montpellier (Clapas), d’Oloron-Sainte-Marie, de La Teste et de Toulouse. La demande est forte, les ouvertures s’enchaînent.

De nombreux problèmes se posent en matière de locaux, de financements de postes, trop lourds à supporter par les seules associations. En 1994, un protocole historique est signé entre le ministère de l’Éducation Nationale et la Confédération des Calandretas. Un cadre juridique, basé sur la Loi de décembre 1959, reconnaît les Calandretas comme œuvrant pour le service public de l’enseignement de l’occitan. 46 classes et postes d’enseignants sont ainsi pris en charge par l’État et permettent un début de réponse au doublement des effectifs survenu en 5 ans qui témoigne d’une véritable demande exprimée partout dans l’aire occitane.

Aujourd’hui, en 2009, Calandreta, de Bordeaux à Nice, regroupe 47 écoles et 2 collèges soit environ 2500 enfants scolarisés. Pour le seul Languedoc-Roussillon, il existe 19 établissements qui scolarisent près de 1400 calandrons (élèves de Calandretas). Et partout, des projets sont en gestation : écoles, collèges…

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